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Orpaillage illégal : la réhabilitation engagée sur 1 151 bassins

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Visite dans la région du Gontougo

Orpaillage illégal : la réhabilitation engagée sur 1 151 bassins

Une mission conduite par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, se tient du 15 au 17 octobre 2026 à Abengourou, Bondoukou, Tanda et Bouna. Elle […]

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Visite dans la région du Gontougo

Une mission conduite par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, se tient du 15 au 17 octobre 2026 à Abengourou, Bondoukou, Tanda et Bouna. Elle doit évaluer les dégâts de l’orpaillage illégal et examiner un projet pilote de dépollution en vue d’une possible extension à d’autres sites. Ces interventions devraient permettre de restaurer progressivement les terres dégradées.

Selon un bilan ministériel arrêté au 27 septembre 2026, les travaux de réhabilitation concernent 1 151 bassins de traitement de l’or au cyanure sur 1 359 recensés, soit près de 85 %. Ces installations sont réparties sur 62 sites dans six localités. Les interventions sont placées sous la supervision des services techniques du ministère depuis le 2 juin 2026.

La visite a permis d’évaluer les opérations de sécurisation et de dépollution réalisés à Assafo et à Dibibango (Tanda). L’enjeu dépasse l’évacuation des exploitants clandestins. Car, après leur départ, les bassins abandonnés, les déchets plastiques et métalliques ainsi que les sols et sédiments potentiellement contaminés au mercure continuent de présenter des risques pour l’environnement et les populations. Le projet pilote bénéficie de l’appui du secteur privé, notamment Endeavour Mining et IVOS. Selon le ministre Abou Bamba, les entreprises minières doivent renforcer leur engagement aux côtés des services de l’État afin d’accélérer les opérations de restauration environnementale. ”Nous devons encourager et multiplier ces partenariats pour étendre la restauration aux autres régions touchées. Protéger le patrimoine naturel de la Côte d’Ivoire est une responsabilité que nous pouvons porter ensemble”; a-t-il déclaré.

La remise en usage des terres reste toutefois conditionnée à des analyses environnementales confirmant l’efficacité des traitements. Le ministre a demandé d’achever les interventions restantes, de poursuivre la végétalisation et d’assurer un suivi rigoureux de la qualité des sols et des eaux. Le taux d’avancement annoncé ne signifie donc pas que l’ensemble des pollutions a été éliminé.

Cette expérimentation s’inscrit dans le programme national de restauration des paysages dégradés engagé par le ministère. L’expérience de Tanda pourrait servir de référence pour intervenir dans d’autres régions touchées.  pouvons porter ensemble », a-t-il souligné.

GreenAfrica.net

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