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Déchets dangereux : la Côte d’Ivoire active le traçage numérique

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Comité de pilotage du SIGSDID

La Côte d’Ivoire accélère sa transition vers une gestion plus rigoureuse des déchets industriels dangereux. Le gouvernement a procédé, le 15 avril, au pré-lancement du Système Intégré de Gestion et de Suivi des Déchets Industriels Dangereux (SIGSDID), une plateforme numérique destinée à assurer la traçabilité complète des déchets, de leur production à leur élimination finale.


Objectif : mettre fin aux déversements incontrôlés et renforcer la transparence dans un contexte où plus de la moitié des déchets échappent encore aux circuits officiels. Grâce à l’introduction du bordereau électronique (e-BSD), les autorités pourront désormais suivre en temps réel les flux et identifier les contrevenants.


En rendant obligatoire la traçabilité numérique des flux de déchets, cette réforme devrait progressivement réduire les volumes échappant au circuit formel, estimés à plus de 375 000 tonnes par an, et ainsi limiter les pratiques de déversements illégaux aux lourdes conséquences écologiques et sanitaires.

Le dispositif permettra en effet de réduire significativement les risques de pollution des sols, de l’air et des ressources en eau, l’amélioration de la santé publique, mais aussi la structuration d’un véritable marché formel du traitement des déchets industriels. Ce système pourrait par ailleurs renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs, de plus en plus sensibles aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).


 Un signal fort envoyé aux acteurs économiques : l’ère de l’impunité environnementale touche à sa fin.


Emmanuella F. Moro

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