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Transition écologique : le SIIIVert veut connecter l’innovation verte africaine aux financements

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Lancement du SIIIVert

Transition écologique : le SIIIVert veut connecter l’innovation verte africaine aux financements

Le SIIIVert Afrique-Europe veut rapprocher innovateurs africains et investisseurs afin d'accélérer le financement et le déploiement des solutions vertes du continent.

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Lancement du SIIIVert

L’Afrique ne manque ni d’idées ni de solutions pour répondre aux défis environnementaux. Mais entre l’innovation et son passage à l’échelle, un obstacle demeure : l’accès au financement. C’est à ce défi que veut s’attaquer le Sommet international de l’Innovation et de l’Investissement vert (SIIIVert) Afrique-Europe, officiellement lancé le jeudi 9 juillet 2026 à Abidjan.

La première édition du Sommet international de l’Innovation et de l’Investissement vert (SIIIVert) Afrique-Europe se tiendra les 12 et 13 septembre 2026 à Paris, en France. A cet effet, la conférence de presse de lancement, organisée à la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions », à Abidjan-Cocody, a réuni des représentants d’institutions publiques, du monde de la recherche, des médias, du secteur privé et de la société civile.

Placée sous le thème « Fédérer et financer un avenir durable : convergence vers une Afrique verte et résiliente », cette première édition veut créer un cadre de rencontre entre les acteurs de l’innovation verte en Afrique et les détenteurs de capitaux.

Des solutions existent, mais le financement reste un frein

De l’analyse de la commissaire générale du SIIIVert 2026, Victoire Aby-Say , l’Afrique dispose d’un important potentiel pour prendre sa place dans l’économie verte mondiale. Le défi est désormais de rendre les projets plus visibles, crédibles et suffisamment structurés pour attirer les investisseurs.

Ressources naturelles, énergies renouvelables, capital humain, jeunesse et innovations locales : les atouts sont nombreux. Pourtant, le continent reste confronté à plusieurs difficultés, parmi lesquelles l’insuffisance des financements verts, le manque de coordination entre les acteurs et la faible structuration de certains mécanismes d’innovation.

« Notre ambition est de créer un pont entre l’Afrique et l’Europe, entre les investisseurs et les porteurs de projets, afin de montrer au monde les nombreuses opportunités qu’offre l’Afrique », a-t-elle expliqué.

Une vision qui pose une question devenue centrale dans la transition écologique africaine : comment permettre aux solutions développées sur le continent de trouver les ressources nécessaires pour grandir et produire un impact à grande échelle ?

 

La commissaire générale soutient que « lorsqu’un projet est crédible et innovant, il peut mobiliser les financements nécessaires pour être déployé en Côte d’Ivoire, en Afrique et à l’échelle internationale ».

Lancement SIIIVert
Lancement du SIIIVert 2026

Créer un pont entre l’Afrique et l’Europe

Le SIIIVert a donc pour ambition de rapprocher les porteurs de projets africains des investisseurs internationaux, des institutions financières, des décideurs publics et des partenaires techniques.

Énergies renouvelables, mobilité durable, finance verte, entrepreneuriat, innovations technologiques et résilience climatique figurent parmi les sujets qui devraient rythmer les travaux.

Par ailleurs, le rôle des médias dans la sensibilisation aux enjeux environnementaux va également occuper une place importante dans les échanges.

Conférences, panels, tables rondes, sessions de pitch de projets, exposition d’innovations vertes et rencontres d’affaires sont annoncés. L’objectif étant d’ aller au-delà des discours pour favoriser des connexions susceptibles de déboucher sur des partenariats et des financements.

Le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, représenté lors de la cérémonie par le professeur Tondoh Jérôme, a présenté le sommet comme une étape importante dans la construction d’une Afrique résiliente, prospère et sobre en carbone. Selon la tutelle,  »le thème de ce sommet est en parfaite cohérence avec nos ambitions nationales. Nous devons aujourd’hui plus que jamais fédérer nos efforts car la transition écologique est une responsabilité collective qui engage l’Etat, le secteur privé, les collectivités territoriales, les cercheurs, les communautés ainsi que chaque citoyen ». 

Pour les initiateurs du SIIIVert, l’environnement ne doit plus être uniquement perçu sous l’angle de la protection des ressources naturelles. Il peut également devenir un véritable levier de transformation économique et sociale.

Valoriser le « génie vert » africain

Le potentiel d’innovation porté par la jeunesse et le monde de la recherche a également été mis en avant lors du lancement.

Le secrétaire général de la Commission nationale ivoirienne pour l’UNESCO, Soro N’Golo Aboudou, a insisté sur la nécessité de connecter les talents locaux aux opportunités de l’économie décarbonée.

Dans les universités, les centres de recherche, les startups et les communautés, des solutions émergent déjà face aux défis liés aux déchets, à l’énergie, à l’agriculture, à la mobilité ou encore aux changements climatiques. Mais nombre de ces initiatives peinent encore à accéder aux réseaux et aux financements capables d’accélérer leur développement.

C’est précisément ce fossé que le SIIIVert Afrique-Europe ambitionne de contribuer à réduire.

Les organisateurs prévoient notamment la mise en place d’un Observatoire des innovations vertes, destiné à identifier et accompagner les initiatives africaines engagées dans la transition écologique.

La création d’un Fonds africain pour le développement durable figure également parmi les ambitions annoncées pour soutenir le financement de projets verts sur le continent.

À travers cette première édition, le Sommet international de l’innovation et de l’investissement vert veut participer à la construction d’un écosystème où innovateurs, investisseurs, chercheurs, institutions et décideurs peuvent davantage collaborer. Un enjeu stratégique pour un continent particulièrement exposé aux conséquences des changements climatiques, mais qui dispose également d’importantes opportunités dans le développement d’une économie plus verte.

Pour l’Afrique, le défi ne consiste donc plus seulement à faire émerger des idées. Il s’agit désormais de les identifier, de les structurer, de les rendre visibles et surtout de les financer.

Les 12 et 13 septembre prochains à Paris, le SIIIVert Afrique-Europe tentera de faire avancer cette équation.

Emmanuella F. MORO

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