Green Africa

DECHETS PLASTIQUES: Une crise qui étouffe lagunes, santé et développement

Partagez

- Publicité -

Articles récents

déchets plastiques aux abords de la lagune Ebrié

DECHETS PLASTIQUES: Une crise qui étouffe lagunes, santé et développement

La toile ivoirienne est depuis plusieurs semaines inondée d’images alarmantes montrant les dégâts de l’orpaillage illégal et du remblayage illégal de la lagune Ebrié. On en vient à se demander […]

- Publicité -

déchets plastiques aux abords de la lagune Ebrié

La toile ivoirienne est depuis plusieurs semaines inondée d’images alarmantes montrant les dégâts de l’orpaillage illégal et du remblayage illégal de la lagune Ebrié. On en vient à se demander  »Qui pourra arrêter ce crime écologique? »


Mais tenez-vous bien, la terre d’Eburnie est loin d’être sortie de l’auberge. Les récents chiffres dévoilés par des scientifiques dessinent un tableau alarmant de la pollution plastique en Côte d’Ivoire, avec des conséquences écologiques, sanitaires et socio-économiques profondes. Dans la lagune Ébrié, poumon bleu de la capitale économique, environ 200 000 tonnes de déchets plastiques sont rejetées chaque année (soit l’équivalent de plus de 500 tonnes par jour) qui finissent dans les eaux puis l’océan Atlantique, menaçant non seulement la biodiversité mais aussi la santé des communautés riveraines. Pendant qu’en En 2019, on estimait à 207 tonnes, les déchets plastiques rejetées chaque jour dans la lagune Ébrié.


Ce constat, résulte du projet de recherche « Plastique d’Abidjan : Devenir et Impact » porté par un groupe d’écologues basés en Côte d’ivoire et met en lumière l’ampleur d’un phénomène qui n’est plus marginal : le plastique n’est plus une nuisance isolée, mais une dynamique structurelle de pollution de la lagune, des cours d’eau et des zones côtières.

Les plastiques n’utilisent pas seulement de l’espace : ils fragmentent les écosystèmes aquatiques, se transforment en microplastiques et contaminent la chaîne alimentaire, avec des impacts encore mal mesurés sur la santé humaine.

En outre, il ressort de cette étude que 4000 des 16000 additifs utilisés pour la fabrication du plastique sont déclarés toxiques. Et aujourd’hui la probabilité pour un Ivoirien d’ingérer du plastique est élevée tant les mets locaux regorgent de poisson.

L’urgence n’est plus qu’une théorie quand on sait qu’il se pose un risque d’intoxication chronique pour les consommateurs, avec des effets possibles sur la reproduction, le développement fœtal ou le système hormonal.

Au-delà de la « vision durable » du gouvernement, des initiatives, ne faudrait-il pas mettre l’accent sur l’éducation environnementale des populations? Pour agir, il faut d’abord comprendre les impacts. Chose qui permettrait de couper l’arbre de la pollution plastique à la racine.


Pourquoi utiliser des centaines de sachets plastiques quand on peut réutiliser ? Quand on peut avoir des sacs pour les courses? Est-il compliqué de jeter sa bouteille d’eau, son sachet d’eau dans une poubelle? A quel moment un citoyen décide de vider sa poubelle au coin de la rue sans être inquiété?

Autant d’interrogations qui méritent une réflexion approfondie sans faux fuyants.


Par ailleurs, une politique mise en œuvre sans implication, sans la participation des principaux concernés ne peut donner de résultats satisfaisants. Le citoyen doit être au coeur de tous ces projets  »Zéro plastique ». Si l’éducation environnementale des élèves occupait une place de choix dans nos programmes scolaires, les familles adopteraient déjà une nouvelle mentalité: celle du citoyen responsable.

Une chose est sûre la nature reprendra ses droits car avant nous elle existait, avec nous elle est agressée, torturée et après nous elle sera.


Mais nous…Pourrons nous faire face à sa colère?



Emmanuella F. Moro

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut